Avoir la pression au travail, est-ce normal ?

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Luc Pillot
Passionné de musique et accompagné de mon fidèle destrier prénommé "VTT", je carbure à la pizza pour aller vous chercher au triple galop le meilleur des conseils bien-être et anti-stress !

Avoir la pression au travail, est-ce normal ?

Michelle Jean-Baptiste, concentré d’énergie aux multiples casquettes et entre auteure du livre « libérez-vous de la pression au travail » (éditions Fortuna), est l’invitée de Skappy le temps d’un mois. Entre extraits de son livre et articles complémentaires sur la pression au travail, c’est l’occasion d’en apprendre plus sur un sujet souvent passé sous silence… et peut-être commencer une nouvelle vie !

Lors de la mise en ligne de la vidéo-interview faite sur Skappy au sujet de la pression au travail, Bruno, un membre du réseau Facebook, m’a envoyé ce commentaire : « A mon avis, même positive, il faut une certaine pression au travail ». J’ai trouvé sa remarque intéressante et surtout très révélatrice de ce qui nous est inculqué depuis notre plus jeune âge. On nous explique en effet très tôt que le travail n’est pas une partie de plaisir ; qu’il faut bien faire ses « devoirs » (notez au passage le mot utilisé pour parler de créations, d’exercices ou de productions en rapport avec l’apprentissage et la culture) ; qu’à la clef nous serons notés, jugés, évalués en temps limité, mis en compétition puis listés , classés et que l’on pourra s’amuser, bien sûr, éventuellement, mais après, plus tard, quand le travail sera fait si on n’est pas trop exténué.

La pression au travail ne devrait pas être une fatalité

Comme si on ne pouvait pas s’amuser en pratiquant son activité professionnelle. Comme si la pression faisait partie intégrante du travail. Comme si elle en était presque devenue une composante indissociable. Quoi de plus normal alors de se sentir mal dans sa vie professionnelle, depuis le temps qu’on nous dit que la sérénité n’a rien à faire dans cette sphère. Etre heureux au travail ne s’envisagerait donc que dans les rêves, dans les dessins animés, les contes de fées et encore ! Car à bien y regarder la pire des choses que l’on puisse infliger à quelqu’un, même chez Disney, est le travail. Pauvre Cendrillon ! Pauvre Rémy ! Jeune commis subissant les brimades d’un patron harceleur, pervers et colérique dans le film Ratatouille. A bien y réfléchir, il n’y a finalement que dans Blanche Neige que la Dream Team des sept nains sifflent en travaillant.

Et pourtant il n’y aucune raison de ne pas prendre du plaisir à exercer son métier. La pression n’est pas la composante obligatoire pour que le travail soit plus performant. N’oublions pas que le mot « pression » vient du latin « premere » qui veut dire presser mais aussi comprimer, serrer, fouler, écraser, pressurer, peser sur, charger voire surcharger. Rien que de dire ou lire ces derniers mots ça courbe le dos et donne mal à la tête. Je ne vois pas comment on pourrait associer ce mot à quelque chose de positif. Il n’y a pas de pression positive, alors privilégions plutôt d’autres mots pour désigner le petit coup de booster effectivement nécessaire au travail (je suis d’accord avec Bruno dans ce sens-là). Parlons d’émulation, de défi, de challenge pour soi-même et pour les autres, d’énergie, d’élan, d’objectifs à atteindre ; et encore à condition que ceux-ci ne soient ni insensés ni inatteignables dès l’origine.

La pression n’est pas indispensable pour être efficace

On peut arriver à de très bons résultats sans s’infliger ou mettre une pression démesurée aux autres. On peut même atteindre des résultats encore plus exceptionnels, encore plus durables et plus remarquables en utilisant d’autres moteurs comme ceux de la motivation, de la quête de sens et (je vais oser l’écrire), comme ceux de la joie, du plaisir, de l’enthousiasme et de la reconnaissance. L’un des meilleurs exemples qui me vient à l’esprit est celui de Yanick Noah qui, par son management décalé, positif et efficace a permis à l’équipe de France de gagner la coupe Davis en 1991. Les images parlant toujours mieux qu’un long discours voici donc, en partage, le lien de la vidéo du final de cette Coupe (en mode souvenir pour les plus anciens et en mode découverte pour les plus jeunes). C’est mon cadeau anti-pression du jour 😉 Pensez-y et passez-vous la en boucle si nécessaire chaque fois que quelqu’un cherche à vous faire croire qu’il n’y a pas de victoire professionnelle possible sans brutalité.

Et si vous voulez vous assurer que l’humour et l’humanité n’empêchent pas, bien au contraire, la concentration et le professionnalisme ; regardez cette autre vidéo de Yannick Noah (toujours lui) qui privilégie la communication en plein match avec un spectateur au risque de voir les défenseurs du management froid et efficace s’exclamer que c’est une perte de temps impardonnable ou un risque de baisse d’efficacité. Je vous laisse juger vous-même en vidéo du résultat.

Très belle journée à vous.

Michelle Jean-Baptiste

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